CPME13 : La note salée du logiciel anti-fraude

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La note salée du logiciel anti-fraude

Votée sous le gouvernement Valls, cette mesure vise à stopper la double comptabilité de certains commerçants. Préjudice estimé de la fraude à la TVA : 17 milliards d'euros chaque année. En clair, tous les commerçants équipés d'une caisse électronique doivent se doter depuis le 1er janvier dernier d'un logiciel certifié par le fisc pour les empêcher d'effacer des transactions en fin de journée.

 

Si les fabricants de logiciels ou de caisses 2.0 se frottent les mains, les commerçants grincent logiquement des dents. Dans les faits, elles facilitent la comptabilité, mais le professionnel doit débourser - en fonction des options - entre 1 000 et 5 000 euros.

 

Faute de mise à jour dans le logiciel ou de caisse neuve, le commerçant s'expose à une amende de 7 500 euros. Dans les faits, peu de commerçants risquent de se faire "couper le cou" comme le disent les experts-comptables. 2018 devrait être une année de transition pour l'application de la nouvelle mesure. Ce qui n'empêchera pas le fisc de venir vérifier la bonne ou mauvaise comptabilité.

 

Le scepticisme des experts-comptables

 

Ils font la paire. L'un est sur le devant de la scène dans sa boutique, l'autre en coulisse à vérifier les chiffres. Le commerçant et son expert-comptable sont un couple indispensable à la bonne gestion d'une activité commerciale et de sa TVA. Si l'un est impacté par la mise en place des caisses antifraude, l'autre sera également concerné.

Pour en mesurer les conséquences, l'Ifec, le syndicat de la profession comptable, a commandé un sondage auprès de ses 2 500 membres pour connaître le point de vue de leur client-commerçant.

 

Un problème de comptabilité entre logiciels

 

Sans surprise, il ressort que 97 % des artisans sont au courant de la nouvelle législation sur les logiciels de caisse. Plus symptomatique, 64 % des experts-comptables consultés reconnaissent avoir "rencontré des difficultés pour apporter des réponses aux demandes des clients". Dans le même registre, 60,6 % estiment ne pas avoir eu "suffisamment de matière documentaire sur le sujet""Pour résumer, il y a une difficulté d'adaptation au logiciel comptable, indique Jean-Michel Gaudin, président de la commission fiscale au sein de l'Ifec. Le logiciel du comptable a une souplesse que le logiciel de caisse n'a pas", poursuit-il. Confirmation à la lecture du retour d'expérience imprimé dans le sondage.

"Il faut que le cabinet soit équipé d'un logiciel moderne", souligne l'un quand l'autre se demande "comment préconiser un logiciel de caisse interfacé avec mon logiciel comptable ?". Autant de questions techniques qui traduisent ainsi le scepticisme des experts-comptables sur la mise en place de cette nouvelle législation.

 

La CPME13 suivra avec attention la mise en place de cette nouvelle mesure et reste à la disposition de ses adhérents pour les informer et répondre à leurs questions sur le sujet !

 

Source : http://bit.ly/2EbUuY0

 

09/02/2018

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