CPME13 : Workshops : des outils pour se réinventer

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Workshops : des outils pour se réinventer

Ce jeudi 14 décembre 2017 a eu lieu la convention Entrepreneur 13. Au programme de cette journée : six workshops sur le thème de la cré’activité. Que faut-il en retenir ?

 

« CPME INSIDE »

La CPME c’est d’abord un accélérateur de business grâce à un large réseau d’entrepreneurs sur le territoire. Cette source de dynamisme et d’innovation se concrétise à travers de nombreuses rencontres telles que les apéros business et les afterworks.

La CPME c’est aussi un service d’accompagnement à chaque étape de la vie d’une entreprise. Elle aide les entrepreneurs dans leur formation professionnelle grâce à l’AGEFOS, ou lors de la perte de leur emploi grâce à la GSC. Bientôt, les entrepreneurs pourront également lui poser toutes leurs questions en matière juridique et fiscale via le numéro vert unique du service "Allo CPME13".

 

La CPME c’est enfin une organisation de défense et de représentation des intérêts des Chefs d’Entreprise. L’ambition est qu’ils ne soient pas seuls face à leurs problématiques et leurs projets a souligné Audrey Leuchinacci, Vice-présidente de la CPME13 et mandataire. « Votre avis compte », il est porté par des mandataires auprès des institutions telles que les Prud’homme, le Tribunal de Commerce ou encore l’Assemblée nationale. C’est ainsi que la CPME participe aux réflexions sur l’élaboration du droit à l’erreur pour les entreprises et sur le plan d’action du gouvernement pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE).

Voici autant de bonnes raisons de rejoindre la CPME.

 

« RÉINVENTER LE COMMERCE DE PROXIMITÉ »

Comment dynamiser le commerce de proximité ? Pour répondre à cette question, deux initiatives innovantes ont été présentées lors du second workshop animé par Audrey Lucchinacci, Vice-présidente de la CPME13 et présidente de la Fédération commerçants des 4e et 5e arrondissements de Marseille.

 

La première initiative est POMLAB, présentée par Caroline Baron, co-gérante des boutiques Pom et présidente de la Fédération nationale de l’habillement sur la région PACA. Ce dispositif collaboratif est né d’une envie de travailler collectivement, de sortir de la distribution traditionnelle et de revenir au coeur du métier qu’est la mode. L’idée est de soutenir les jeunes créateurs en mettant en vente leurs créations au côté des plus grandes marques, comme Paul Smith et Burberry, lors de ventes éphémères dans les boutiques Pom. C’est ainsi qu’ont été découverts les sacs Florence-K et les chaussures Créatis par exemple. Qu’est-ce qu’un tel dispositif apporte au commerce de proximité ? Une régénérescence intellectuelle, de nouvelles gammes de produits, une nouvelle clientèle, et un réseau, d’après Caroline Baron.

 

Une autre initiative : l’application Mobile2Store. Afin de la présenter, Sébastien Damery, directeur général et fondateur d’Hexa Solutions, a commencé par un constat simple :  les commerçants du centre-ville ont de plus en plus de difficultés à prospérer, d’autant plus que les modes de consommation évoluent vite et passent de plus en plus par les smartphones. D’où la nécessité de connecter les commerçants entre eux et avec leurs clients. C’est l’ambition de l’application Mobile2Store qui sera déployée au cours de l’année 2018, à Istres et Vitrolles, peut-être même dans certains arrondissements de Marseille. Elle proposera un ensemble d’informations comme les bons plans des commerçants et les parkings disponibles, mais aussi des services comme le « Click and Reserve ». Chaque commerçant pourra se l’approprier avec la possibilité de personnaliser leurs notifications et de communiquer en temps réel avec leurs clients. « C’est la force du groupe qui va rendre l’outil intéressant ».

 

Ainsi, réinventer le commerce de proximité c’est avant tout travailler ensemble.

 

« LE METROPOLITAIN BUSINESS ACT »

 

 Qu’est-ce-que le Metropolitain Business Act ? Tel était le thème du troisième workshop auquel ont participé Nicolas CHABERT, élu à la CCI Marseille-Provence en charge du MBA, Karim DRIOUCHE, élu à la CCI Marseille-Provence et Sophie DESCHAMPS Responsable de Service CCI Marseille Provence – Direction Développement du Business et Performance.

 

À l’origine du MBA, un constat : les entreprises manquent de collectif. L’ambition est alors de fédérer les grands groupes plus précisément les acheteurs et les TPE/PME pour les faire travailler ensemble à la définition d’un comportement d’achat partagé en faveur du business local. « L’achat local est une démarche écologique, sociale et économique ». C’est une démarche intelligente qui doit permettre, à terme, de créer un « cercle vertueux » pour répondre aux défis de l’économie du territoire.

 

Trois objectifs :

-       Fédérer les entreprises du territoire d’Aix Marseille-Provence

-       Définir un comportement d’achat en faveur du développement du business local

-       Favoriser l’accès aux marchés publics et privés

 

Trois prioritésont déjà été définies par plus de 80 acheteurs de grandes entreprises locales privées et publiques  depuis juin 2017.

-       Organiser des évènements pour mettre en relation les acheteurs et les TPE/PME avec les acheteurs du territoire.

-       Proposer des formations & accompagnement aux TPE/PME pour favoriser leur accès aux marchés publics et privés.

-       Mettre en place un outil dématérialisé d’échange et de mise en relation entre les acheteurs/fournisseurs locaux.

 

Plusieurs étapes ont également été déterminées pour l’année 2018. Dans les trois premiers mois, les entreprises réfléchiront ensemble sur l’élaboration détaillée de projets prioritaires. Dans les trois mois suivants, la CCIMP étudiera la faisabilité de la mise en place de ces projets.

Enfin, à partir de juin 2018 le lancement de la communauté MBA et la mise en œuvre des actions priorisées des projets MBA.

Plus de 400 entreprises ont déjà rejoint le MBA. C’est la première fois que les entrepreneurs co-construisent une telle démarche et Nicolas CHABERT et Karim DRIOUCHE espèrent que 10 000 entreprises l’auront intégrée d’ici fin 2018.

Rejoignez la démarche !

Rendez-vous sur le site de la CCIMP : Metropolitain Business Act.

 

« LES NOUVEAUTÉS CRÉATIVES DU CODE DU TRAVAIL »

 

Lors du quatrième workshop de la convention, Fabrice Carava, avocat du Cabinet Capstan, a présenté les cinq principales nouveautés introduites par les ordonnances de la loi travail de septembre 2017.

 

Première nouveauté : la primauté de l’accord d’entreprise.

Les ordonnances introduisent en effet une modification de la hiérarchie des normes entre les accords d’entreprise et les accords de branche qui prévalaient jusqu’à présent. Désormais, l’accord d’entreprise pourra remplacer les normes prévues dans l’accord de branche, excepté dans certains domaines comme les salaires minima.

 

Deuxième nouveauté : les accords collectifs prévalant sur les contrats de travail.

Le principe général est que si un accord d’entreprise est conclu pour répondre aux nécessités du fonctionnement de l’entreprise ou en vue de préserver ou développer l’emploi, alors il pourrait prévaloir sur le contrat de travail. Une fois que ce type d’accord est conclu il se substitue de pleins droit aux clauses du contrat de travail, y compris celles portant sur la durée du travail, la rémunération et les conditions de la mobilité professionnelle et géographique. Le salarié disposera d’un mois après la conclusion de l’accord pour refuser son application. Cela pourra être un motif de licenciement.

 

Troisième nouveauté : les négociations d’accord d’entreprise.

La plus grande nouveauté concerne les TPE/PME de moins de 20 salariés. Jusqu’à présent, il ne leur était pas possible de conclure des accords d’entreprise. Elles n’avaient donc pas la possibilité d’adapter à leurs besoins le cadre juridique auquel elles étaient soumises. Désormais, un référendum pourra être organisé à l'initiative de l’employeur et l’accord référendaire sera validé à la majorité des 2/3 des salariés.

 

Quatrième nouveauté : le licenciement et le barème des indemnités prud’homales.

Concernant la procédure de licenciement, un employeur pourra désormais préciser les termes de la lettre de licenciement. Si le salarié n’a pas demandé de précisions, la carence de motivation sera sanctionnée comme une irrégularité de la procédure de licenciement et non pas comme un licenciement sans cause réelle et sérieuse. Le montant de la sanction s’élèvera alors à un mois de salaire. En ce qui concerne le montant des indemnités prud’homales en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse, il évoluera désormais en fonction de l’ancienneté. Plus le salarié aura de l’ancienneté, plus le montant des indemnités sera élevé, et inversement. Ce barème ne s’appliquera pas en cas de licenciement nul.

 

Cinquième et dernière nouveauté présentée : le Comité Social et Economique.

Il s’agit de la nouvelle instance de représentation du personnel dans les entreprises à partir de 11 salariés. Elle a vocation à remplacer toutes les instances existantes, à savoir les délégués du personnel, le comité d’entreprise et le CHSCT. Ses prérogatives évolueront en fonction de l’effectif de l’entreprise. La disparition du CHSCT est ce qui pose le plus d’interrogations aujourd’hui. Ses prérogatives ne disparaissent pas mais elles sont globalisées dans le CSE donc la question de la sécurité pourrait devenir moins prégnante.

 

 

« DE L’IDÉE AU SUCCÈS, L’ACCOMPAGNEMENT CLÉ DE LA RÉUSSITE DES ENTREPRENEURS »

 

Comment se lancer dans l’aventure de l’entreprenariat ? Lors du cinquième workshop de la convention, quatre acteurs ont présenté leurs solutions d’accompagnement et de financement pour la création et le développement d’entreprises sur le territoire.

 

Pépite PACA Ouest est un service universitaire d’insertion et d’orientation des étudiants. Ses objectifs sont de sensibiliser l’ensemble des étudiants à la possibilité d’entreprendre et de les accompagner dans leurs projets à travers des évènements et des formations. Il propose également un cadre sécurisé pour se lancer dans la création d’entreprise à travers le statut d’« étudiant entrepreneur ».

 

Interface est une couveuse d’entreprise, membre du réseau national de l’Union des couveuses. Il s’agit d’un lieu d’apprentissage collectif, innovant et juridiquement sécurisé qui donne la possibilité à un créateur d’entreprise de tester la viabilité de son projet et sa posture de Chef d’Entreprise. Lors de la phase de décollage de son activité, l’entrepreneur bénéficie d’un accompagnement renforcé, avec notamment un coaching individuel, un appui au développement commercial, des rencontres périodiques, un suivi comptable et l’acquisition des compétences entrepreneuriales. Il est lié à la couveuse par un Contrat d’Appui au Projet d’Entreprise (CAPE) pendant 36 mois maximum. Il bénéficie d’une couverture sociale, d’un maintien des minima sociaux et le résultat comptable de son activité lui revient à la fin du contrat.

 

BGE Accès Conseil est membre du réseau BGE, le premier réseau national d’appui à la création d’entreprise sous forme associative. Dans la région PACA, il accompagne la création de 1 000 entreprises par an. Il intervient au moment des dépôts de dossier et de l’immatriculation des entreprises. Pour ce faire, il propose un accompagnement en quatre étapes. D’abord, un service d’amorçage du projet : détection des idées et des entrepreneurs de demain, sensibilisation. Puis, un diagnostic : définition du projet, évaluation de l’adéquation entre la personne et son projet. Ensuite, un accompagnement en amont de la création de l’entreprise : étude commerciale, juridique, financière, sociale. Enfin, un suivi post-création pendant trois ans. Des ateliers collectifs sont également proposés sur des thématiques juridiques, commerciales ou encore assurantielles, pour aborder tous les aspects de la création d’entreprise.

 

Enfin, Initiative Marseille Métropole, membre du réseau national Initiative, est une plateforme de financement pour les créateurs d’entreprise. Plusieurs types de prêts peuvent être octroyés pour tout type d’activité, que ce soit dans l’artisanat, le commerce ou encore les services. Il existe notamment le prêt d’honneur pour la création d’entreprise. C’est un prêt à la personne, à taux 0, qui s’adresse à tout public souhaitant créer son entreprise. Grâce à un effet de levier, il permet d’obtenir des prêts bancaires plus élevés. Il existe également le prêt d’honneur croissance pour toutes TPE/PME avec de réelles perspectives de croissance. Ce sont ainsi 220 entreprises qui sont financées en moyenne par an.

 

 

« PERFORMER EN AFRIQUE AVEC AFRICALINK ET HUB AFRICA »

 

Comment exporter son activité à l’étranger ?  Telle était la question posée lors du sixième et dernier workshop animé par Anne Martel-Reison, présidente de la commission internationalisation de la CPME13.

 

« Une entreprise et un territoire ne peuvent se développer et créer de la valeur que s’ils s’ouvrent au monde » a commencé par souligner Frédéric Ronal, vice-président de la CCI Marseille-Provence en charge des questions internationales. Dès lors, le rôle de la CCI est d’aider les entreprises à s’exporter et d’aider le territoire à être attractif pour des entrepreneurs étrangers. Pour ce faire, elle a déterminé six zones à haut potentiel pour l’export : les Etats-Unis, le Japon, la Chine, l’Allemagne, l’Italie, le Maghreb, le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Néanmoins, certains territoires sont plus favorables que d’autres. Marseille a une relation, une culture, une histoire privilégiée avec le continent africain. C’est la passerelle entre l’Europe et l’Afrique. Mais comment concrétiser ce lien ? À travers Africalink, une communauté d’entrepreneurs français et africains. Ensemble, ils partagent leurs expériences, les opportunités et leur expertise de l’Afrique pour faire du business. Cette communauté fonctionne sur le principe de la cooptation pour instaurer la confiance entre ses membres. Elle compte déjà 65 entreprises sur le territoire de Marseille et bientôt des entrepreneurs de Cote d’Ivoire et du Maroc.

 

Zakaria Fahim, président d’Hub Africa, a ensuite pris la parole : « Si tu veux aller vite vas y seul, si tu veux aller loin allons y ensemble ». C’est là toute la philosophie de Hub Africa. Cette plateforme digitale est un outil d’accompagnement et de sécurisation pour les TPE/PME et les Start-up qui souhaitent s’exporter en Afrique. Elle leur donne accès à un écosystème du continent et à de nombreuses opportunités d’échanges et d’investissements sur les marchés africains. L’idée est de faire des ponts entre les deux continents pour créer un business gagnant entre les entreprises françaises et africaines. Petite anecdote pour montrer l’intérêt de prendre le meilleur des deux mondes  : l’iPhone est syrien, Steve Jobs étant né de parents issus de la diaspora syrienne aux Etats-Unis.

 

Une question de l’audience : quels outils existent à la CCI pour accompagner les primo exportateurs ? Il en existe deux. Le premier outil est la CCI Internationale. Elle fournit un accompagnement sur des missions de prospection mais aussi un accompagnement  technique, sur des questions juridiques et fiscales notamment. Le deuxième outil est Provence Promotion pour favoriser l’attractivité du territoire auprès des entrepreneurs et des investisseurs. En dehors de la CCI, il existe d’autres dispositifs, des clubs comme APEX, qui proposent des formations et des accompagnements individualisés vers des destinations spécifiques.

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