CPME13 : Un front historique pour que vive le centre-ville de Marseille

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Un front historique pour que vive le centre-ville de Marseille

C’est historique ! Les représentants des chefs d'entreprise et des salariés étaient réunis pour une même cause mardi matin dans les locaux de Force Ouvrière. L’UPE13, l’U2P et la CPME13, à l’initiative de l’action, et les syndicats salariés de FO, CFDT et CFE-CGC ont fait front commun face au vote « surprise » de la Ville de Marseille prévoyant l’extension de la Zone Touristique Internationale (ZTI).

 

Depuis début 2017, partenaires sociaux et institutions (Métropole Aix Marseille Provence, Ville de Marseille, CCI Marseille Provence, Chambre des Métiers et de l’Artisanat) avaient pourtant engagé une négociation constructive sur les différentes dispositions d’encadrement social liées à l’ouverture dominicale des commerces prévue par la ZTI. Pour rappel, la zone existante s’étend de la place Castellane à la Joliette et des Catalans aux Réformés.

 

Les acteurs économiques et la CPME13 avaient alors insisté sur la nécessité de créer les conditions d’un environnement propice à la réussite de cette ouverture dominicale. Dans l’accord signé en juillet 2017 par toutes les parties prenantes sur la ZTI centre-ville figurait un plan d’actions pour améliorer, notamment, la question du coût des parking, la cadence des transports publics, la propreté, la communication pour inciter touristes et clients à rejoindre le noyau commercial du centre-ville. Si quelques actions prévues à cet accord ont été engagées, aucune n'a véritablement abouti dans le calendrier imparti.

 

Pourtant, la Ville de Marseille a voté le 12 février dernier l’extension de la ZTI initiale qui inclurait désormais la Pointe Rouge, le centre commercial Bonneveine, celui de Mazargues, le parc Chanot…et le futur centre commercial Prado. La zone existante serait donc doublée.

 

« Le but était de prendre des mesures concrètes : en permettant aux clients d’avoir deux heures gratuites de parking le dimanche, en améliorant la desserte de la RTM, en créant plus de zones piétonnes. Aujourd’hui, ces conditions ne sont pas réunies et on annonce une extension sans même consulter les acteurs concernés. », détaille Alain Gargani, président de la CPME13.

 

Un jeu plus vraiment collectif

 

C’est ici que le 1er bât blesse : la décision du conseil municipal s’est faite sans aucune concertation. Pire, les différents acteurs sociaux n’ont eu connaissance de la délibération par voie de presse. Alain Gargani, président de la CPME 13, Johan Bencivenga, président de l’UPE 13, André Bendano, président de l’U2P13, Alain Comba, secrétaire de FO, Jacques Biancotto, président du SNEC (CFE CGC), Cyril Jouan, secrétaire général de CFDT, tous déplorent le manque de concertation qui a précédé ce vote et craignent que cette extension n’arrive trop tôt et asphyxie un centre-ville déjà moribond.

 

Si l’ouverture dominicale est un progrès sociétal qui s’inscrit dans l’histoire et qu’aucun ne remet en cause, ce doit être une opération gagnante pour tout le monde : les commerçants, leurs salariés, les habitants, les touristes, la métropole...

 

La vitalité de la métropole dépend du dynamisme de son centre. Selon l’avis de tous, cette extension arrive trop tôt alors que près de 95 % des 4 000 commerçants du centre-ville n’ouvrent pas le dimanche, faute de débouchés. « Piétonniser les rues le week-end, multiplier les manifestations comme les dimanches de la Canebière pour dynamiser le centre. On a signé cet accord sur la ZTI il y a six mois, certaines actions n’ont même pas commencé. Avant d’aggraver le problème, faisons ce sur quoi nous étions d’accord », demande Johan Bencivenga.

 

L’ensemble des acteurs réunis ce mardi matin ont signé un courrier commun au préfet de région pour lui demander de surseoir à la décision de la Ville d’étendre la zone touristique internationale. Ils demandent également une entrevue sur ce thème à Jean-Claude Gaudin pour que soit déployé le plan d’actions prévu à l’accord. La CPME13 tiendra une position claire : créons d’abord la réussite de l’ouverture dominicale en centre-ville, véritable cœur de la métropole, avant de penser à entendre la Zone touristique internationale. En bref, ne brulons pas les étapes.

 

 

02/03/2018

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